En politique, les dieux sont rarement crucifiés

dimanche 30 décembre 2012

Rejet de la taxation à 75% : Une loi VOLONTAIREMENT mal rédigée



Pas si dupes !

Officiellement, les « Sages » ont rejeté le texte pour des raisons purement constitutionnelles. Il créait « une rupture d’égalité au regard de la faculté contributive ». En clair, il était très mal fagoté. Si, dans un couple, chacun des deux gagnait 999.999 €, aucun des deux n’était taxé à 75% alors que si l’un des deux gagnait 1.000.001 €, il l’était.
Il est stupéfiant que personne dans l’entourage du chef de l’Etat, du Premier ministre ou de la ribambelle de nos ministres n’ait fait remarquer qu’avec une telle rédaction, la grande idée du président ne pouvait qu’être retoquée par le Conseil constitutionnel. 

Nous avons affaire à des hypocrites qui se moquent de l' électorat de la façon la plus cynique qui soit. Un peu à la manière de Montebourg qui apporte des croissants aux métallos pendant qu' Ayrault joue le "méchant de droite" et Hollande le gentil conciliateur.



Les « Sages » ont donc sauté sur ce point de détail pour annuler ces fameux 75% !

"On a du mal à croire que les experts des Ministères concernés, et donc les Ministres, ne savaient pas que la mesure de taxation à 75%, telle que rédigée, serait retoquée."
On a du mal à croire que François Hollande voulait vraiment taxer les revenus de plus d'1 million d'euro à 75%. 
Souvenez-vous qu'il a fait cette proposition quand le Front de Gauche montait dans les sondages. Exactement comme son discours contre la finance (très applaudi). Par contre souvenez-vous de la proposition de Jean Luc Mélenchon de taxer à 100% les revenus au dessus de 300 000 euro par an ! 
Sans changement de république c'est impossible, la preuve.

Le conseiller de François Hollande à l’Elysée (Emmanuel Macron: 

Trentenaire ouvert au monde de l'entreprise, le conseiller économique de François Hollande ne rassure pas seulement le monde patronal parce qu'il vient de la banque Rothschild.) avait même taclé son président dans Libération. En apprenant sa proposition de la taxe de 75% sur les super-riches : « C’est Cuba sans le soleil »!!!.



Quartier privatif de la maison (sous évaluée) de Mougins de François Hollande


François Hollande lui-même fuit l' ISF

Gageons que François Hollande savait très bien que cette mesure démagogique au rapport dérisoire serait rejeté par le Conseil Constitutionnel. Comme le sera la prochaine loi qui remplacera celle-là et qu'annonce z'Ayrault-du-siège-éjectable. 
Intéressant ce François qui n'aime pas les riches, ce grand bourgeois qui dit détester les riches, qui ne se marie pas pour pouvoir faire des SCI et échapper à l'impôt sur la fortune, dont il s'est bien gardé de redescendre le seuil remonté par Sarkozy (il aurait dû payer, on peut d'ailleurs penser que sa villa de Mougins est d'ailleurs sous-estimée par le fisc). 
Ayrault aussi d'ailleurs qui, lui, s'est enrichi grâce ses fonctions électives et à ses divers cumuls (député-maire et présidences diverses de syndicats communautaires), bel exemple de "faites ce que je dis" mais pas ce que je fais.




Le PS au pouvoir ne fait que poursuivre l'oeuvre de démolition entamée bien avant lui et nous savions que nous n'avions rien à en attendre.
Il n'a de socialiste que le nom !
Depuis les années 90, certains textes de l'OCDE, de l'OMC, de l'UNICEF (même) pronaient les mesures qui sont en train de se prendre : surtout peu d'Etat, des lois de décentralisation, le moins possible de services publics... 
Je n'ai plus en tête les citations exactes, mais celle-ci me revient : "L'éducation est avec la santé le dernier bastion à prendre pour une progression à deux chiffres. Seuls les Etats qui auront su prendre des mesures efficaces pourront prétendre à bénéficier de prêts intéressants"...

Je fait référence à Naomi Klein et à La stratégie du choc : La montée d'un capitalisme du désastre ; c'est un livre qui se lit très facilement, qui est très bien référencé, et tous les membres et sympathisants du FdG devraient l'avoir lu.A travers la politique "étatsunienne" vis à vis de l'amérique latine, on comprend ce qui est en train de se produire en Europe.
En plus, il fournit de solides arguments.

La "crise" n'est pas fortuite, elle est effectivement programmée afin de faire passer des mesures qui ne passeraient pas autrement... et avec la bénédiction de notre gouvernement.
Le problème reste l'éducation populaire pour faire comprendre les vrais enjeux et permettre à chacun de devenir acteur du changement. 



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