En politique, les dieux sont rarement crucifiés

dimanche 15 janvier 2012

Le projet de l'euro a échoué et ce serait mieux pour les États membres européens de démanteler au plus tôt ce système plus politique qu'économique.



Le projet de l' euro est un échec dont la Grèce est le révélateur depuis deux ans. Comment un pays qui ne représente que 3% de l'économie européenne peut il se retrouver en situation de détruire la monnaie unique : c'est inique ! 
Le mieux serait  pour les États membres européens de démanteler au plus tôt ce système plus politique qu' économique qui a complètement échoué à apporter la prospérité sur le vieux continent.




Les problèmes causés par l' euro touchent de nombreuses nations dans l'UE, les pays qui ont adopté l'euro comme monnaie unique au premier chef. 
Les agences de notation commencent à se demander si certains d'entre eux pourront réellement rembourser leurs dettes. Les gouvernements ont emprunté, en prenant l'argent des institutions financières, des banques, des fonds de pension et ainsi de suite, et la situation est maintenant si grave que les dettes sont de plus en ingérables. Et des pays comme la Grèce ne vont certainement pas payer leurs dettes. La même question se pose pour la France, a t elle la capacité  à rembourser l'argent qu'elle a emprunté auprès des institutions financières ? 


C'est un signe évident que l'économie européenne souffre vraiment, et cela peut ètre imputé à la mauvaise construction monétaire de l'euro et la sous compétitivité du vieux continent que cela entraîne. 
L'approche de l'UE concernant ces problèmes est d'instituer des compressions budgétaires et des mesures d'austérité, et dans certains cas l'impôt augmente pour essayer de faire face aux déficits budgétaires qui ont été créés. Mais cela, bien sûr, nuit à la croissance économique et rends encore plus difficile  l'éventuel remboursement de l'argent qu'ils ont emprunté. Les gens perdent leurs emplois et les économies souffrent vraiment de ces politiques austères qui ne résolvent rien. 


L' Union européenne - les autorités au sein de l'UE et les gouvernements concernés - veulent continuer à payer de l'argent aux institutions financières qui leur ont prété des fonds. Il ya beaucoup de pression sur les pays qui ont été touchés en raison de leur adhésion à l' euro et des énormes dettes qu'ils ont accumulé - comme la Grèce, l'Italie, Irlande, Espagne et Portugal - est que les banques en France et en Allemagne veulent continuer à s'endetter pour payer les dettes des autres ? C'est pourquoi il ya beaucoup de pressions venant de toutes part,  l'objectif principal de Bruxelles n'est pas la croissance économique, et donc l'emploi qui est le seul moyen de subsistance des citoyens. 
Le vrai but est, bien sûr, que les gouvernements du pourtour méditerranéen - Italie, Grèce, Espagne et Portugal - remboursent leurs dettes aux institutions financières. Un grand nombre d'entre eux sont en France et en Allemagne. Donc l'objectif principal des politiciens européens n'est pas le peuple de leur pays, c'est le soutien des institutions financières. 


Le cœur du problème est politique et la carrière des politiciens européïstes. Beaucoup de ces politiciens se sont liés à une approche qui implique d'avoir l'euro comme monnaie unique, en prétendant envers et contre tout, que l'euro est la seule solution. Et ils n'en finissent pas de déchanter depuis un certain temps. 


Cela causera beaucoup d'embarras si en effet des pays endettés font défaut sur ​​leurs dettes, car ils reintroduiront dans la foulée leurs monnaies nationales qui leur permettaient dans le passé de gérer les crises économiques dans l'intéret de leur peuple. 


Donc, la fin de l'euro va causer beaucoup d'embarras politique pour un certain nombre de politiciens et en particulier Angela Merkel en Allemagne et le président Nicolas Sarkozy en France. Ils ont seulement essayé depuis le début de la crise de consolider l'euro en espérant que les problèmes se résolveraient et que tout irait mieux. Mais sans un changement radical, les choses ne s'amélioreront pas. À moins qu'ils n'entreprennent quelque chose de différent, il n'y aura pas d'amélioration de la situation économique dans la zone euro, et les citoyens seront les premières victimes des défaillances économiques de l'euro et, bien sûr, les mesures d'austérité qu'ils seront mises en œuvre pour tenter de renflouer la monnaie unique augmenteront la souffrance des acteurs économiques, en particulier les plus faibles. La création de l'euro, a toujours été , un projet politique, un véritable dogme digne de la défunte URSS qui a des implications économiques perverses non prévues au départ. 


Les politiciens doivent accepter que leurs efforts pour créer une devise commune à toute l'Union européenne a échoué et que cela ne fonctionne pas. 
Ils doivent assumer les problèmes qu'ils ont créé et admettre leur échec, ce serait la façon la plus appropriée et somme toute logique d'envisager de régler la crise de l'euro. 
Mais certains politiciens sont si profondément préoccupés par leur propre carrière qu'ils ne voudront jamais accepter leur dix ans d'échecs, à moins que leurs peuples respectifs les envoient pointer au chômage.

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