jeudi 22 septembre 2016

Donald Trump est-il une ruse de la raison ? (billet invité)

Donald Trump est-il une ruse de la raison ? (billet invité)

Billet invité de Marc Rameaux, auteur de « L'homme moderne »


Que révèle cette candidature ?

Démagogue, sexiste, raciste, grossier, simpliste, vulgaire, inconscient, … aucun épithète n'a manqué à l'appel dans les jugements portés sur Donald Trump, y compris et en premier lieu en provenance de son propre camp politique.

Je refuse de rentrer dans ce débat, de rentrer dans cette guerre des jugements et des alertes. Il est impossible à ce stade de savoir qui est Donald Trump, quelle est la mesure de ce qu'il pense sincèrement et du personnage qu'il joue, des dérapages voulus ou non contrôlés, de la part de bêtise ou de provocation savamment calculée.

Certaines interviews suggèrent que le personnage est plus complexe qu'il n'y paraît, que la folie de nos interventions au moyen-orient qui ont plongé le monde dans le chaos lui est évidente, qu'il paraît presque sage sur ces sujets. Ses déclarations publiques sont quant à elles inquiétantes, mais à un point tel qu'en sonner l'alerte est un truisme.

Aussi la question n'est pas tant de s'horrifier de la candidature de Donald Trump que de savoir ce que signifie qu'une telle candidature ait été rendue possible. Quelles sont les vagues de fond plus profondes qu'il est possible de détecter, derrière le fait que le candidat élu et désigné des républicains est à présent un tel homme ?

Vous avez dit violent et grossier ?

Inutile de revenir sur le vocabulaire et les fameuses tournures du candidat républicain : elles font la joie de la presse et des réseaux sociaux. Reste à savoir ce qu'est la véritable violence verbale et psychique, ainsi que la vulgarité, au-delà des apparences immédiates.

En matière de violence psychologique, la perversion est toujours plus forte que l'expression directe. Dans ce domaine, Trump est un amateur : beaucoup trop direct pour être manipulateur, il fait sourire ceux qui exercent la vraie violence, ceux qui se donnent des dehors convenables et raisonnables, mais intérieurement méprisent l'être humain qu'ils ont en face d'eux.

Un bon échantillon de la véritable violence verbale et psychologique nous a été donné il y a quelques mois, lors du vote du Brexit. Jamais un tel déferlement de haine et de mépris de l'autre ne fut aussi patent, de la part de ceux qui se plaisent à donner des leçons dans ce domaine. Extraits :

« Ce référendum a fait ressurgir l'autre Angleterre, celle des hooligans et des Little Englanders. Cela semble méprisant? Oui. Je hais les nations, épiphénomène sanglant de l'histoire humaine, et méprise les nationalistes. (Gaspard Koenig) »

Commentaire : Gaspard Koenig sait très bien quelle est la différence entre un patriote et un nationaliste, et que nombreux sont les premiers parmi les partisans du Brexit. Il se garde bien de faire cette différence, ni de rentrer dans ce qui aurait été une véritable analyse de la conciliation entre identité et ouverture. Il est beaucoup plus simple d'ignorer les distinctions chez l'adversaire, pour les noyer dans une seule catégorie infamante. Le mépris total de l'autre est toujours accompagné de la malhonnêteté intellectuelle, autre forme de la violence.

« C'est la victoire des casseurs et des gauchistes débiles, des fachos et hooligans avinés et embiérés, des rebelles analphabètes et des néonationalistes à sueurs froides et front de bœuf (BHL) »

Commentaire : Il faut donc considérer selon BHL que la quasi-totalité de la rédaction de « Marianne », de « Causeur » et du « FigaroVox » est constituée de « fachos avinés et embiérés ». On notera au passage l'extrême violence dans l'essentialisation de l'autre : les adversaires de BHL, de l'UE et de la mondialisation heureuse sont cantonnés dans une sous-humanité de nature.

« British 'deserters' will face the consequences » (J.C. Juncker)
Commentaire : La violence du parrain qui use de la menace et de l'intimidation, du racketteur jurant qu'il punira et rendra la vie impossible à celui qui ne se plie pas à son chantage, est un grand classique. Il est toujours amusant de noter cette convergence entre les costumes trois-pièces / cravate des petits hommes de l'UE prétendument distingués et les pratiques de petites frappes.

« Ceux qui ont fait cette réconciliation franco-allemande avaient raison contre les peuples. Il y a des moments où il faut prendre ses responsabilités. Si le peuple veut la peine de mort, je suis contre le peuple, parce que la peine de mort, c'est indigne de l'humanité. Il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison. Quand un peuple vote pour l'extrême droite, quand un peuple vote pour le nazisme, il n'a pas raison, même si c'est le peuple ! » (Cohn-Bendit)

Commentaire : Cohn-Bendit a visiblement oublié l'ironie mordante de Bertolt Brecht, pourtant l'un des fonds culturels qu'il revendique : « Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple ». Notre cher Dany ne se trouve pas ainsi aux côtés du talentueux metteur en scène, mais au sein de la pièce pour tenir fort bien le rôle de l'imbécile suffisant se prenant pour une élite. On notera au passage la sempiternelle utilisation du point Godwin et l'essentialisation de l'adversaire ravalé au rang de rebut de l'humanité. Voter pour le Brexit est donc assimilable à l'adoration de la croix gammée. Le langage a été si déformé et vidé de sa substance par nos « élites » que les mots perdent un par un leur signification. Une faute d'autant plus grave si le terme de « nazisme » perd son sens, à l'heure où il faudrait le réserver à des réalités hélas présentes de notre temps, mais certainement pas là où on le pense. Enfin, il est savoureux de voir l'ancien chef de file de 68 habité par une mentalité digne d'Adolphe Thiers. L'imposture des faux révolutionnaires mais vrais opportunistes ne surprendra que les cerveaux affadis : Cohn-Bendit est tout à fait à sa place dans le camp des Versaillais, il a toujours rêvé d'y appartenir, dès les barricades.

« J'ai presque envie de dire que les jeunes devraient avoir deux voix dans un référendum sur l'UE (François Fillon) ».

Commentaire : j'ai réservé le meilleur pour la fin. Pas de commentaire explicite, l'énormité de la proposition et la discrimination anti-vieux et anti mal votants parlant d'elle-même. Bien entendu, ce cher François a dû s'apercevoir de la maladresse de son dérapage en même temps qu'il prononçait cette pertinente proposition, surtout sur le plan de la rentabilité électorale, certainement pas sur celui de la morale, il ne faut tout de même pas pousser. Il crût bon d'ajouter que sa remarque était faite « sur le ton de l'ironie », s'enfonçant encore un peu plus : prendre ouvertement les gens pour des imbéciles par le cynisme glacé de ceux qui se pensent supérieurs est encore l'une de ces marques d'extrême violence, de non-respect absolu de l'humanité. Il est vrai que notre si distingué François nous a montré par la suite combien il aimait plaisanter dans la bonne humeur : son fou rire inextinguible avec Bernard Cazeneuve en pleine messe d'hommage au père Hamel qui venait d'être égorgé montrait cet excellent tempérament. Lorsque le cynisme et le mépris total du peuple atteignent le haut de la jauge, il arrive qu'ils débordent, éclaboussant de fange et d'excréments les si jolis complets trois pièces en pleine cérémonie.

D'autres exemples de cette violence extrême et feutrée nous sont donnés régulièrement. Ainsi de ce cénacle de patrons d'Air France, dont l'attitude boursouflée d'arrogance satisfaite à l'égard d'une de leurs salariées était visible à l'œil nu dans cette vidéo :

Une telle prétention satisfaite est toujours proportionnelle à l'incompétence crasse de celui qui la commet. Le distingué état-major qui se rengorge sur cette vidéo venait d'enfoncer la compagnie aérienne encore un peu plus dans le rouge économique. C'est en cela qu'il ne faut nullement rentrer dans le mode de protestation des « petits » contre les « puissants » contre de tels personnages : ce serait leur faire bien trop d'honneur. Il faut leur retourner leur mépris glacé, leur faire sentir qu'eux-mêmes ne sont que des déchets sans aucune valeur, des imposteurs terrifiés à l'idée d'être un jour balayés comme de la saleté par une élite véritable.

Terminons cette visite du musée des horreurs de l'ultra-violence feutrée par un pourvoyeur inépuisable : Jean-Claude Juncker. Il faut remercier le président de la commission européenne pour nous révéler si souvent au grand jour l'inconscient inavouable du néo-libéralisme, de cette étrange dictature qui ne dit pas son nom, cette usine à captation de la valeur d'autrui pour le profit de quelques parasites. Est-ce un effet de l'excès de boisson dont le président de la commission est coutumier ? Parfois, les exhalaisons fétides du cloaque mental ne peuvent être contenues à l'intérieur, mais remontent à la surface pour éclater en bulles telles que celles-ci :

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

« Bien entendu, il y aura des transferts de souveraineté. Mais serais-je intelligent d'attirer l'attention du public sur ce fait ? »

Le cynisme des « élites » atteint dans ce cas une telle cote d'alerte qu'il ne s'embarrasse plus de précautions. Traduit dans le langage de leurs excrétions mentales, cela donne à peu près ceci : pourquoi éviter de faire comprendre aux gens que nous les prenons ouvertement pour des imbéciles ? Ayant affaire à une sous-humanité, il n'est même plus nécessaire de prendre ce soin.

Le sale gamin et les vrais salauds

Prendre ouvertement les gens pour des imbéciles et les considérer comme des déchets humains est le soubassement mental du néo-libéralisme, idéologie régnante des 40 dernières années. J'ai déjà eu l'occasion d'analyser en profondeur les principes inconscients qui guident ceux qui suivent cette idéologie dans le texte suivant, montrant que nous ne sommes pas exposés à « une ère du vide » ou à une « perte de sens », mais au contraire à un sens fort, plein et entier, dont le discours implicite est à hurler :

http://le-troisieme-homme.blogspot.fr/2016/05/un-monde-vide-de-sens-vraiment.html

Les postes de direction politiques et économiques ont ainsi été investis progressivement par des psychopathes et pervers narcissiques en lieu et place de véritables dirigeants. Il ne faut, encore une fois, pas les combattre sur le mode de la plainte et de la révolte, qui serait leur faire trop d'honneur, mais leur renvoyer leur mépris. Le cauchemar du pervers narcissique qui nie l'humanité d'autrui est de se voir lui-même considéré comme un moins que rien, son univers totalement égocentré étant son seul horizon.

Face à l'extrême violence mentale de ces prétendues « élites », les foucades de Trump apparaissent non seulement bénignes mais presque rafraîchissantes de candeur. Trump a probablement considéré des milliers de fois que l'interlocuteur qu'il avait en face de lui était un con et le lui a dit, mais sans doute pas qu'il était un sous-homme en demeurant dans une perversion silencieuse.

Celui qui insulte, tempête, éructe est certainement vulgaire, mais il montre par là qu'il nous considère tous humains, lui comme nous. Lorsque l'on rentre dans l'arène en se salissant ainsi les mains, on fait signe que l'on est soi-même au sein de l'humanité, que l'on appartient à la condition humaine parmi les autres, même pour les apostropher. L'excrétion mentale n'est pas celle de l'insulte voyante, mais celle du mépris glacé, de l'indifférence, de l'absence silencieuse et hypocrite d'empathie, parce qu'elle sépare implicitement l'humanité en deux.
Il faut dans ce domaine beaucoup se méfier des apparences. L'intérieur et l'extérieur d'un homme peuvent être en totale opposition. Le général George Smith Patton haranguait ses hommes en jurant comme un charretier, mais intérieurement tenait une noblesse et une notion impeccable de la dignité humaine. Lorsque les autres étaient des « sons of bitches », ce qui était d'ailleurs assez souvent affectueux, il faisait comprendre voire disait explicitement qu'il était lui-même un sacré « son of a bitch ».

A contrario, beaucoup se pinceront le nez et offriront un extérieur très policé, mais maintiendront un cloaque mental véritable, celui de la véritable bassesse qui nie l'humanité de l'autre.

Si beaucoup d'électeurs se tournent vers Trump, ce n'est pas par un goût particulier et un peu vulgaire pour les tycoons à la moumoute peroxydée et proférant des gros mots, comme aimerait à le croire notre « élite », y voyant là une confirmation de la nature inférieure de la partie de l'humanité qu'ils exploitent.

Si beaucoup d'électeurs se tournent vers Trump, c'est parce qu'à tout prendre, entre l'éructation grossière mais sincère, et le mépris glacé caché derrière de fausses valeurs, il faut préférer l'éructation. Trump n'est peut-être pas sympathique, mais il bénéficie de l'affection que l'on a pour le sale gamin lorsqu'il est au milieu de vrais salauds, notamment lorsque ces derniers sont des monuments d'hypocrisie et de cynisme.

Le grand talon d'Achille des pervers narcissiques est de considérablement sous-estimer les hommes, et de penser que l'on peut prendre impunément une majorité d'entre eux pour des imbéciles, parce que telle est la loi du monde. Sur le long terme, les hommes sont et seront toujours d'une très grande lucidité, même lorsque cela n'est pas apparent. Et la majorité des hommes est parfaitement lucide sur ce que vaut notre « élite » - c'est-à-dire rien - la rendant pour cette raison très nerveuse, expliquant ses débordements de haine récurrents.

Le vote pour Trump n'est pas un vote d'adhésion, son « programme » est d'ailleurs extrêmement flou. Ce n'est pas non plus un vote de protestation ou de colère, excuse trop facile souvent invoquée par ceux qui se pensent supérieurs, pensant que « le peuple ne maîtrise pas ses pulsions », quand eux-mêmes sont habités par des pulsions infiniment plus répugnantes. Le vote pour Trump est simplement un message de ceux qui veulent signifier qu'ils ne sont pas dupes et qu'ils ne se laissent pas tromper par la hiérarchie des apparences.

La ruse de la raison et la survie de la civilisation

Hegel introduisit la notion de « ruse de la raison » pour expliquer certains détours inattendus de l'histoire. Certains événements qui semblent provoqués par la pure passion d'un seul ou de quelques hommes se révèlent être l'instrument de la civilisation, qui avait besoin de passer par des détours pour franchir un cap historique.

Ainsi, la biographie de Thémistocle donne l'image d'un dirigeant humainement critiquable, en proie à de fortes passions personnelles. Thémistocle fut pourtant l'homme de la situation qui permit à Athènes sa survie face à l'empire Perse. La lecture selon la ruse de la raison dira que les outrances de Thémistocle étaient le vecteur nécessaire pour que la Grèce athénienne voie le jour. De semblables lectures furent faites quant à la personnalité d'un Churchill. Les passions de certains hommes réalisent un dessein historique qui échappe à eux-mêmes, même lorsque ces passions suivent des détours qui semblent absurdes.

Mes lecteurs savent que je ne suis en rien Hégélien et encore moins historiciste. Je ne fais donc pas appel à la ruse de la raison parce que je crois en sa réalité, en la marche d'une « Idée » façonnant le destin historique du monde, et que l'intelligence humaine ne peut déchiffrer et comprendre qu'a posteriori. Mais elle est une grille de lecture du monde qui s'avère utile dans certains cas, si l'on n'oublie pas qu'elle n'est qu'un simple moyen de présenter les choses. Et elle est probablement très adaptée à la compréhension du « cas » Donald Trump.

La civilisation va être confrontée dans les prochaines années à l'un de ses plus graves périls, qui s'avérera peut-être plus dangereux encore que le nazisme : l'islamisme. Son règne signifierait la destruction de toute forme évoluée de pensée et de l'ensemble des héritages humanistes, occidentaux ou non. Vicieux, intelligent, cohérent, l'islamisme s'insinue dans toutes nos failles et exploite toutes nos démissions, notre incapacité à distinguer la tolérance du relativisme, la justice de la victimisation, la méritocratie de la course aux ambitions.

Dans l'ordre des causes, j'ai rappelé dans un autre texte que ce péril est d'autant plus redoutable qu'il est engendré en partie par nous-mêmes :
http://le-troisieme-homme.blogspot.fr/2016/07/trois-cibles-et-trois-leurres.html

Le néo-libéralisme, fondé sur la considération d'êtres humains comme des déchets a vu apparaître l'islamisme comme la pustule apparaît sur le corps malade. A force de cultiver ce cloaque intérieur, il a été rendu explicite par des agents qui préfèrent le renvoyer à la face du monde et mettre l'équarrissage de l'humain en pratique, afin que cela soit dit sans hypocrisie.
L'islamisme n'est en rien l'adversaire du néo-libéralisme, ni son contraire logique parce que l'un se présente comme moderne et l'autre comme archaïque. L'islamisme, c'est le portrait de Dorian Gray du néo-libéralisme, l'éruption de ses stigmates traduisant son état intérieur qu'il cherche à enfouir mais qui déborde sous la masse de ses turpitudes. L'islamiste agit par la violence mimétique chère à René Girard. Il n'y a d'ailleurs pas plus assujetti aux valeurs factices qu'un islamiste, à la fois fasciné et haineux de grosses cylindrées et de filles faciles, sa spiritualité de pacotille n'étant issue que de sa frustration de n'avoir pas réalisé ce rêve inconscient.

Je l'ai également déjà écrit, ce n'est en rien une excuse ou même une circonstance atténuante à l'islamisme, comme le pensent certains qui renvoient du coup la responsabilité à l'occident : complotistes et islamo-gauchistes en font leur beurre rance. Il n'y a aucune excuse à l'islamisme pour la raison simple que le combat contre le néo-libéralisme peut prendre de toutes autres formes, légitimes celles-ci, à commencer par toute entreprise auto-gestionnaire. La liaison entre néo-libéralisme et islamisme est celle de la cause mécanique, non de la justification morale. Néo-libéralisme et islamisme sont tous deux adversaires de l'humanisme, il n'y a donc pas à verser dans la repentance ou la culpabilité, mais à retrouver le véritable fonds de nos civilisations.

Nous allons donc devoir rentrer en situation de combat. Lorsque c'est le cas, l'homme civilisé doit affronter un paradoxe : rentrer en combat signifie faire taire en grande partie son intelligence ou sa conscience, faire taire les discussions ou les objections, être totalement déterminé.

Il n'y a que ceux qui idéalisent le combat, c'est-à-dire ceux qui ne l'ont jamais connu en pratique, pour imaginer qu'il peut y avoir un combat conscient, lucide, moral. Une fois rentré dans le combat, il n'y a plus rien qui fasse appel à la conscience : la morale a lieu avant, lorsque l'on a encore le loisir de délibérer de ce qui est moral ou de ce qui ne l'est pas.
C'est pourquoi il faut très fortement soupeser les raisons qui nous poussent à rentrer en combat avant de décider de le faire, car une fois dedans, il sera trop tard pour savoir si elles sont fondées ou non. Rentrer en combat nécessite de fermer son intelligence, d'abandonner en grande partie sa conscience en espérant la retrouver à la sortie.

C'est ici que Trump est peut-être l'instrument de la ruse de la raison. L'homme qui affirme maladroitement ce qui est à faire, sans se poser de questions, abruptement et de manière fausse dans les moyens, mais souvent exacte dans l'objectif. Quelqu'un qui ne passera pas son temps en repentance, en fausse raisons, en préservation d'un humanisme d'apparat destiné à s'auto-glorifier ou à cultiver son clientélisme et ses intérêts personnels.
Parce que le combat nécessite de faire taire un temps notre intelligence, nos délibérations trop conciliantes, trop compromises ou trop complices, les détours de l'histoire nécessitent peut-être de passer par Trump pour que plus tard notre civilisation survive.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, aussi contradictoire le personnage de Trump fût-il vis-à-vis de la civilisation, nous savons maintenant que c'est pour échapper à des hommes qui la nient et la démolissent bien plus fortement en se donnant des allures respectables que nous emprunterons ce détour inattendu. Espérons qu'une fois ce détour emprunté, nous verrons le retour d'une élite véritable aux commandes, celle qui terrifie les actuels imposteurs, celle d'hommes qui ont l'humilité de l'empiriste, le courage de la confrontation au réel, la simplicité qui est la marque des grands.

La morale de la ruse de la raison est celle du fameux « dîner de cons ». Ceux qui se pensent supérieurs mais sont en réalité infiniment plus vulgaires et plus sales que ceux qu'ils méprisent pourraient être pris à leur propre système de pensée. Si Donald Trump est élu, le traditionnel dîner de Thanksgiving qui aura lieu quelques semaines après l'élection leur rappellera qu'ils sont devenus les dindons de leur propre farce.
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Alstom, la financiarisation et le scandale par Jacques Sapir

Alstom, la financiarisation et le scandale par Jacques Sapir

Source : Comité Valmy, Jacques Sapir, 09-09-2016

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La décision de la société Alstom de fermer son usine de Belfort (sauf les travaux de maintenance) a surpris dans le monde politique. D'Arnault Montebourg à Emmanuel Macron, les critiques ont été virulentes. Mais, en réalité, cette décision n'est pas réellement étonnante quand on considère l'état – à court terme – du marché de la construction ferroviaire. Elle est la suite logique du dépeçage d'Alstom, consécutif à la vente à General Electrics de l'ensemble de ses activités dans la production d'énergie. Elle symbolise aussi parfaitement la logique de gestion d'une entreprise ou l'intérêt immédiat de l'actionnaire domine, mais aussi une logique économique où une puissance, les Etats-Unis pour les nommer, impose par la voix d'une justice aux ordres ses impératifs aux autres pays. Il est vrai que l'on pourrait résister à ces pratiques, mais cela impliquerait de faire de la souveraineté nationale un impératif de notre politique et de le défendre becs et ongles. Or, de ceci il n'est plus question depuis des années, et c'est bien cela qui transparaît dans cette décision.

Une décision et ses conséquences

Cette décision apparaît aussi comme scandaleuse parce qu'elle survient au moment même où Alstom se félicite d'avoir remporté un contrat important (le TGV dit « américain ») et vient de signer avec le gouvernement français un pacte d'innovation pour la production du TGV du futur. On voit le scandale, alors que les perspectives dans le domaine du transport se développent, qu'il y a à sacrifier ce qui représente la base historique de la production ferroviaire pour Alstom, l'usine de Belfort.

Cette décision va avoir des effets très négatifs à moyen et long terme. On sait que des compétences hautement spécialisées et non transmissibles (du moins facilement) sont accumulées dans les usines qui produisent ce type de matériel. L'apprentissage par la pratique joue un rôle déterminant dans l'approfondissement de ces compétences et dans leur transmission. Quand ces compétences sont perdues, par le biais de licenciements par exemple, cela constitue une perte immédiate, une perte nette pour l'entreprise. Et il faudra plusieurs années pour reconstituer ce « stock de compétences » qui est en réalité un capital, certes immatériel, de l'entreprise.

De ce point de vue, si l'on considère l'avenir de l'entreprise à long terme, à 10 ans et plus, il y a un véritable intérêt à maintenir en activité des sites de production même si ils peuvent être, temporairement, en situation de faible charge de travail. La préservation des compétences industrielles implicites est à ce prix.

Le contrat d'innovation n'est pas une panacée

Cette décision cependant est prise dans le même temps où l'on annonce un partenariat d'innovation entre l'Etat et la société Alstom, pour penser le développement du TGV du futur. Le partenariat d'innovation est une bonne chose, et permet de répondre à certains des problèmes rencontrés dans la production de grandes infrastructures où les délais de conception et de réalisation sont longs et l'irréversibilité des décisions d'investissement important. On est en présence de ce que l'on nomme en théorie économique des actifs (matériels et humains) hautement spécifiques, c'est à dire qui ne peuvent être employés dans d'autres activités sans des pertes de valeurs très importantes. A cet égard, l'association de la puissance publique et d'une entreprise privée très en amont, dans la conception du projet, permet de dégager des synergies intéressantes.

Mais, il convient immédiatement d'ajouter que ces synergies ne sont complètes que si l'Etat maîtrise parfaitement la dynamique de développement du secteur, et ici la séparation entre l'activité réseau et l'activité transport dans le domaine ferroviaire – une conséquence justement des directives européennes – soulève de graves problèmes d'incohérence dans les décisions. Il faut, aussi, que l'équilibre entre le développement du réseau TGV et du réseau non-TGV soit pensé et non laissé à de simples arbitrages financiers. Car, le développement du réseau TGV dépend en réalité de son alimentation par le réseau non-TGV.

Quelle intervention pour l'Etat ?

Les fluctuations dans le temps des plans de charge, qui viennent justement de ce que tant les opérateurs publics que les acteurs privés sont englués dans des logiques de gestion à court terme, posent le problème du maintien des compétence sur les sites de production. C'est d'ailleurs un problème que connaissent bien les producteurs d'avions civils. Le partenariat d'innovation est ici impuissant pour gérer ce type de problèmes, et l'intervention de l'Etat s'avère alors nécessaire que ce soit en subventions, pour le maintien des sites opérant temporairement en sous-capacité, ou indirectement par des engagements de long terme dans des dépenses d'investissement. Cette importance du rôle, direct et indirect, de la puissance publique et les effets d'externalités qu'induisent ces grandes infrastructures sont des arguments importants, et sans doute décisifs, pour une nationalisation (partielle ou totale) de ces activités.

Mais, il faut rappeler que la décision de liquider le site de Belfort survient alors que ce site est une pièce maîtresse dans l'histoire du développement et de la construction du matériel ferroviaire à haute technologie. Plus qu'un signe de l'abandon de la fonction stratégique de l'Etat ici, c'est surtout le signe d'une incohérence à la fois politique (que l'on mesure à l'aune des promesses contradictoires et des engagements réels) mais aussi temporelle de l'Etat. Ce dernier cherche à suivre simultanément une logique de court terme (en matière de comptes publics) et de long-terme. Or, la définition d'un « Etat stratège » implique en réalité que les fonctions de long terme de l'Etat soient clairement sécurisées ou déconnectées par rapport aux impératifs de court terme.

Si l'Etat ne peut s'abstraire des impératifs de court terme, et il doit conserver une capacité de réaction importante devant les évolutions de la conjoncture, il doit impérativement conserver des moyens importants pour se projeter dans le long terme. Car, ce faisant, il favorise les décision d'investissement des acteurs privés. Plus et mieux il le fait et plus et mieux il stabilise les anticipations des acteurs privés et peut donc jouer sur la conjonction de ces anticipations avec sa propre stratégie et ainsi créer des « cercles vertueux ». Mais, cela implique qu'une partie importante du budget soit programmée dans le long terme.

Que s'est-il passé depuis 2004 ?

Il convient de se poser la question de la différence de comportement dans les actions du gouvernement en 2004, date à laquelle Alstom fut sauvée par Nicolas Sarkozy, et celles de ces dernières années. Le ralliement d'une grande partie de l'élite bureaucratique de notre pays (qu'elle soit apparentée au PS ou qu'elle soit proche de l'ex-UMP) au néo-libéralisme a conduit à l'abandon des perspectives stratégiques dans les différents secteurs de l'économie. Aujourd'hui, et ceci est vrai tant pour le PS que pour les « Républicains », on accepte en réalité la logique du court terme, la domination de la « puissance » des actionnaires. Bref, la « finance » n'est plus un problème, pour ne pas dire un « ennemi ».

Ne nous y trompons pas : c'est une conséquence directe, une conséquence immédiate, de la financiarisation de l'économie et avec elle de cette « tyrannie des actionnaires », en réalité des fonds de pensions, qui cherchent en permanence le rendement le plus élevé possible pour leurs investissements. Quand, avec d'autres économistes, nous écrivons qu'il faute « dé-financiariser » l'économie, ce n'est pas pour des raisons morales, parce que la « finance » serait intrinsèquement une entité mauvaise ou perverse. C'est parce que les rythmes imposés par la financiarisation aux entreprises (et au budget de l'Etat) sont en réalité incompatibles avec les rythmes de la production et du développement des activités, en particulier dans les secteurs où les externalités positives, les effets induits et non directement visibles de ces activités, sont les plus importants. On ne peut penser le développement de l'économie « verte », la transition énergétique, le développement d'un véritable aménagement du territoire, dans le cadre d'une rentabilité annuelle ou de quelques années. Il faut pouvoir penser à 15 ou 25 ans. Et, pour cela, il faut se dégager de l'emprise de la finance et la mettre au service, s'il le faut par la contrainte, de ces priorités de développement. Cette dé-financiarisation passe, il faut le rappeler, par la sortie de l'Euro car, et on le constate tous les jours, l'Euro est un carcan fait pour imposer la domination de la finance sur nos économies.

***

Jacques Sapir

Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l'étude de l'économie russe et de la transition, l'analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s'est impliqué dans l'analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

Source : Comité Valmy, Jacques Sapir, 09-09-2016

RSA : le gouvernement lâche 200 millions aux départements

RSA : le gouvernement lâche 200 millions aux départements

Jean-Michel Baylet, le ministre de l’Aménagement du territoire. - SIPA

Le fonds d’aide d’urgence au financement du RSA est quadruplé.

Le fonds d'urgence pour les départements atteindra cette année 200 millions d'euros en direction des 20 collectivités les plus en difficulté. Le ministre de l'Aménagement du territoire, Jean-Michel Baylet, en a fait l'annonce ce mardi à 15 jours du congrès de l'Association des départements de France (ADF). Ce coup de pouce a fondu de 100 millions durant l'été : le ministre avait parlé de 300 millions d'euros le 19 juillet en commission au Sénat. Mais le chiffre correspond à ce qu'avait laissé espérer Manuel Valls en février.

C'est une forte hausse du dispositif mis en place l'an dernier pour aider les conseils départementaux à financer le RSA. Avec l'augmentation du nombre de bénéficiaires, cette charge sociale des départements est passée en quelques années de 5 milliards à 9 milliards d'euros. Une envolée que l'Etat ne compense plus, laissant un reste à charge de plus de 4 milliards aux collectivités.

Une partie des départements ne s'estime plus en mesure de payer le RSA en fin d'année. L'an dernier pour les mêmes raisons, l'Etat avait consenti une aide de 50 millions d'euros à une dizaine de départements.

Campagne de mobilisation

Ces 200 millions ne calmeront pas la colère de nombreux dirigeants de départements pour autant. C'est en effet moitié moins que ce qu'exigeait le président Les Républicains de l'ADF, Dominique Bussereau, qui voulait 300 à 400 millions d'euros au profit d'une quarantaine de départements. Et l'ADF a choisi cette semaine pour lancer une campagne de mobilisation dans une cinquantaine de départements contre les économies imposées par l'Etat, menaçant de ne plus pouvoir assumer ses services à la population.

Le groupe des départements de gauche dénonce pour sa part une politisation des postures des présidents de départements et l'exagération du nombre de collectivités en difficulté. « Dominique Bussereau a demandé aux départements de sa majorité de ne pas inscrire les 11e et 12e mois de RSA dans leurs budgets 2016 », réagit l'un de ses responsables. L'aile gauche de l'ADF rappelle aussi la rallonge de 50 millions d'euros que vient de concéder ce lundi le gouvernement dans le fonds de financement de l'insertion professionnelle des départements. Une part d'entre eux ont justement dû réduire leurs efforts d'insertion ces dernières années pour financer le RSA.


@MQuiret

 

Source(s) : Les Echos.fr via la Revue de presse de notre Contributeur anonyme

Information complémentaire :

Crashdebug.fr : Dominique Bussereau : « 40 départements incapables de verser le RSA en fin d’année »

 

Saint-Cast-le-Guildo. Emprunts toxiques : la justice donne raison à Dexia

Saint-Cast-le-Guildo. Emprunts toxiques : la justice donne raison à Dexia

Un autre domaine qui n'aide pas vraiment les régions, ce sont les prêts toxiques. Je vous rappelle que le gouvernement a rendu ces contrats légaux rétro-activement ce qui empêche (normalement) les régions de se retourner contre les banques en question. Bref, aussi c'est un domaine que l'on suit de près, car il a un impact gravissime sur nos collectivités.

Alors pour reprendre le contexte de la chose, nous avons cette formidable interview de Jérôme Kerviel, manque de bol elle a été effacée partout. Aussi, si ce n'est déjà fait, abonnez-vous au service de vidéo vk.com, ça ne prend que quelques secondes, et vous aurez accès à toutes les autres excellentes vidéos du blog que nous avons sauvées de l’oubli.

Amicalement, ; )

f.

La cour d'appel de Versailles a débouté mercredi quatre communes qui réclamaient l'annulation de prêts contractés avec la banque Dexia qui s'étaient révélés toxiques, en rejetant toute faute du créancier.

Les décisions, qui se veulent de principe, ont été rendues après une audience en « chambre réunie », un dispositif « rarissime et exceptionnel, qui entend conférer une certaine solennité aux arrêts », a expliqué une source proche du dossier. 

Les communes de Saint-Cast-le-Guildo (Côtes-d'Armor), Saint-Leu-la-Forêt (Val-d'Oise), Saint-Dié-des-Vosges (Vosges) et Carrières-sur-Seine (Yvelines) contestaient les emprunts, dont la part variable des intérêts, calquée sur des parités diverses (par exemple, euro/franc suisse ou dollar/franc suisse), avait entraîné des taux de remboursement parfois considérables.

Revirement en appel

Pour les deux premières communes, la justice avait reconnu dans un premier temps un manquement à l'obligation d'information de la banque à l'égard des collectivités et condamné Dexia à des dommages et intérêts.

« Le caractère averti » des membres du conseil municipal s'agissant de finance de marché n'étant « pas prouvé », Dexia « avait une obligation d'information et de mise en garde sur l'ensemble des caractéristiques du prêt litigieux », avait notamment retenu le tribunal de grande instance de Nanterre en juin 2015 concernant la commune de Saint-Cast-le-Guildo.

Mais les magistrats de la cour d'appel ont infirmé ce raisonnement, en considérant que la commune, « depuis 40 ans, a eu recours à de très nombreux contrats de prêts, notamment, une quarantaine auprès de Dexia, pour financer des investissements », entraînant le caractère « averti » des élus. La banque était, dès lors, « dispensé du devoir de mise en garde à son égard », conclut la cour d'appel.

De même, les magistrats ont contesté, tel que le soutenaient les communes, que les contrats de prêts étaient dolosifs, c'est-à-dire trompeurs pour ne pas avoir anticipé les risques liés à la crise financière, en retenant que « Dexia n'avait aucun intérêt à provoquer volontairement la faillite des communes, notamment parce qu'elles n'auraient plus eu la capacité de la rembourser ».

Vers un pourvoi en cassation ? 

La commune de Carrières-sur-Seine, qui avait perdu en première instance, faisait pour sa part valoir que l'autorisation du conseil municipal donnée au maire pour contracter le prêt était irrégulière, entraînant la nullité de l'emprunt. La cour l'a partiellement reconnu, mais a estimé que le vice qui en découle « ne saurait être regardé d'une gravité telle que les contrats doivent être annulés ».

Les avocats des communes ont dit « réfléchir » à former un pourvoi en cassation. « Je trouve ces décisions inadmissibles : l'examen des faits n'est pas sérieux, c'est sidérant », a dit à l'AFP l'avocat de la commune de Saint-Leu-la-Forêt, Me Danielle Da Palma.

Le conseil de Saint-Dié, Me Marc Le Son, s'est pour sa part dit « attristé, consterné » par « cette décision inattendue ». Me Hélène Feron-Poloni, conseil de Saint-Cast, s'est émue d'un arrêt « particulièrement choquant ».

Les communes avaient préféré la voie contentieuse au fonds de soutien mis en place par l'Etat, jugé trop défavorable. 

Le montant total des crédits toxiques contractés par l'ensemble des collectivités françaises s'élève à quelque huit milliards d'euros.

 

Source(s) : Ouest-france.fr via la Revue de presse de notre Contributeur anonyme

Informations complémentaires :

 
Saint-Cast-le-Guildo avait fait racheter ses crédits à taux fixe par la banque Dexia pour
la construction de son port. | Jérôme Fouquet
  
 

Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce jeudi 22 septembre 2016 (Maj)

Revue de presse du jour comprenant l'actualité nationale et internationale de ce jeudi 22 septembre 2016 (Maj)

Bonjour,  les premières impressions sont bonnes sur le service des vidéos. Par contre, vous semblez gourmants ! On n'a que quelques vidéos disponibles sur le nouveau site. Mais déjà 34.4gb de bande passante sur les 250gb qui nous sont alloués mensuellement ont été consommés ! Je ne peux donc que vous encourager à faire des dons, pour que nous puissions faire face, et éventuellement demander un autre contrat avec plus de bande passante.

Amitiés,

f.

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Actualités françaises :

22.09.2016

Et Bruno Le Maire créa le job à 5 euros… (Le Point.fr)

La vente de trente-six avions Rafale à l’Inde sur le point d’être conclue (Le Monde.fr)

21.09.2016

Dominique Bussereau : « 40 départements incapables de verser le RSA en fin d’année » (Lelibrepenseur.org)

Haute-Vienne : des ovnis observés dans le ciel d'Aixe-sur-Vienne ! (Francebleu.fr) via Contributeur anonyme

Manifestations contre la loi Travail. Un policier reconnaît un geste « disproportionné » contre un lycéen  (L'Humanité.fr)

Selon l’Unédic, le chômage repartirait à la hausse en 2017 (L'Humanité.fr)

Surpopulation carcérale : Urvoas veut créer 10.000 à 16.000 cellules individuelles (France 24.com)

Soins dentaires trop chers : la Sécurité sociale prend "beaucoup moins en charge qu'il y a 10 ans" (France Info)

150 milliards d'euros, le coût faramineux des discriminations au travail (L'Express.fr)

Manuel Valls plaide pour une "allocation unique" dès 18 ans (le Point.fr)


Divers :

20.09.2016

Olivier Delamarche VS Emmanuel Lechypre BFMTV Intégrale Placement 19 septembre 2016 : « L'économie américaine est-elle sur un niveau de récession ? » (Bfmbusiness.bfmtv.com)


Moment détente :

22.09.2016

La Corée du Nord ouvre accidentellement son intranet au monde entier (Libération.fr)

19.09.2016

François Hollande va recevoir le prix "d'homme d'Etat mondial de l'année" (L'Express.fr)


Actualités internationales :

22.09.2016

« Bahamas Leaks » : la société offshore cachée de l’ex-commissaire européenne à la concurrence (Le Monde.fr)

La Fed laisse ses taux directeurs inchangés (Atlantico.fr)

Une revue scientifique accrédite la thèse d’une démolition contrôlée du World Trade Center (Martin Bernard)

21.09.2016

USA : affrontements après la mort d'un Noir «handicapé et sans arme», tué par la police (RT.com)

Nouveau signal d'alarme sur la dette de la Chine (Les Echos.fr)

En Asie, les fumées d'incendie ont fait 100.000 morts (Le Figaro.fr)

Mondialisme - Europe : le remplaciste George Soros met 500 millions de dollars sur la table en faveur de l’accueil des clandestins / La nouvelle fuite de la fondation de George Soros révéle un agenda machiavélique (Le Blog à Lupus)


High-Tech :

22.09.2016

Piratage d'une Tesla : ils transforment une voiture connectée en jouet téléguidé (L'Express.fr)

20.09.2016

5 conseils pour limiter son exposition aux ondes électromagnétiques (Le Parisien.fr)

ESPN, Sky, ProSieben... les chaînes s'intéressent aux courses de drones (Les Echos.fr)

Mon facteur est un drone ! (France Info)

"Je me suis senti menacée" : Laeticia, Youtubeuse, accuse Google de censure (L'Express.fr)


Sciences :

22.09.2016

Trois questions sur la future chute dans l'atmosphère du laboratoire spatial chinois Tiangong-1 (France Tv Info.fr)

19.09.2016

EN IMAGES. Les plus belles photos astronomiques de l'année 2016 (France Info)


Informatique :


20 Minutes par jour :


Sécurité :

21.09.2016

Couvrez votre webcam, c'est le patron du FBI qui vous le recommande (L'Express.fr)

19.09.2016

Après la coalition contre le terrorisme, voici venir la coalition... contre les fausses informations  (Fawkes)


Dossiers :

18.09.2016

Cash Investigation : « Industrie agro-alimentaire : business contre santé » (France 2)


Livres :


Twilligth Zone :


Cinéma :

04.09.2016

Mr. Robot - Saison 1, épisode 1/09 : Hellofriend


 

Le complément de la Revue de presse du jour comprenant les informations de ce qui fait l'actualité française et internationale du 19 au 20 septembre vues par notre Contributeur anonyme.

 


 

FRANCE : ... le gouvernement lâche 200 millions aux départements pour le RSA

http://www.lesechos.fr/politique-societe/regions/0211310037178-rsa-le-gouvernement-lache-200-millions-aux-departements-2028786.php

FRANCE : ... les régions financées par la TVA = bientôt à 25% comme en Grèce

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/09/22/20002-20160922ARTFIG00004-les-regions-pourraient-etre-financees-par-la-tva.php

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/05/23/20002-20160523ARTFIG00006-de-nouvelles-hausses-de-tva-mettent-la-grece-au-regime-sec.php

 

VIDEO DU JOUR

Gilbert Cette sur la crise financière en Chine

http://www.boursorama.com/actualites/une-crise-financiere-en-chine-serait-tres-dangereuse-selon-l-economiste-gilbert-cette-24b1eb82821fc6193d71545d653afe65

Jacques Sapir du 20/09

http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/jacques-sapir-vs-jean-francois-robin-12-attentisme-sur-les-marches-avant-le-discours-de-janet-yellen-2009-867867.html
http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/jacques-sapir-vs-jean-francois-robin-22-vu-le-contexte-geopolitique-mondial-l-europe-est-elle-plus-attractive-2009-867869.html

Les banques ne prêtent plus

http://www.boursorama.com/actualites/les-banques-nous-pretent-elles-suffisamment-7f1660d3598bbdad075275ca03fb8ab6

A chaque fois que vous vous retrouvez du côté de la majorité, il est temps de commencer à réfléchir. Mark Twain

SIGNE DES TEMPS :

BANK : .


GRAPH : ... assurance-chômage en faillite + fusion des minima sociaux = baisse/suppression

http://www.leprogres.fr/france-monde/2016/09/20/l-assurance-chomage-au-bord-de-la-faillite

http://www.leparisien.fr/economie/minima-sociaux-le-changement-c-est-pas-pour-maintenant-20-09-2016-6134003.php

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/09/21/20002-20160921ARTFIG00100-rsa-contre-benevolat-la-justice-va-trancher-sur-la-legalite-du-dispositif.php


 

1. VERS UN NOUVEL ORDRE MONDIAL FINANCIER

FRANCE : ... après Grigny, Lille s'effondre ... record de collecte de Livre A

http://www.insolentiae.com/apres-grigny-lille-ou-leffondrement-de-notre-pays/

http://www.latribune.fr/vos-finances/la-collecte-du-livret-a-bat-des-records-600991.html

MARCHES-FINANCIERS : ... banqueroute mondiale par The Telegraph ... or comme garantie ... BCE détiendra 10% des dettes des entreprises européennes

http://www.brujitafr.fr/2016/09/le-monde-fait-face-a-une-vague-de-defauts-sans-precedent-craint-un-veteran-de-la-banque-centrale-par-ambrose-evans-pritchard.html?

https://www.goldbroker.fr/actualites/pas-tout-monde-coule-avec-titanic-diversification-politique-1008

https://www.goldbroker.fr/actualites/or-ultime-outil-de-preservation-fortune-contre-irresponsabilite-gouvernements-1009

http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211313559848-la-bce-va-bientot-detenir-plus-de-10-de-la-dette-des-entreprises-europeennes-2029195.php

ITALIE : ... chute de 6% de BMPS

http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/afp/zoom-la-bmps-chute-de-plus-de-6-inquietudes-sur-la-mise-en-oeuvre-du-plan-de-sauvetage-57e15ca2cd703f6ab8cd5385

CORÉE DU SUD : ... chute boursière de Hanjin

http://www.romandie.com/news/Hanjin-Shipping-laction-coule-face-a-la-crainte-dun_RP/737938.rom

CHINE : ... surendettée

http://www.businessbourse.com/2016/09/20/michael-snyder-banque-des-reglements-internationaux-la-dette-chinoise-risque-dexploser-effondrement-imminent/

USA : ... PDG de Wells Fargo sur la sellette ... le plus gros hedge fund licencie

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque-wells-fargo-le-patron-s-excuse-pour-les-comptes-fantomes-600699.html

http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211305344622-lete-agite-de-bridgewater-plus-gros-hedge-fund-mondial-2028581.php

RUSSIE : ... les banques tombent les unes après les autres titre Le Monde

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/20/en-russie-les-banques-ferment-les-unes-apres-les-autres_5000635_3234.html

VENEZUELA : ... écoliers sans nourriture

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/09/19/97001-20160919FILWWW00394-venezuela-plus-assez-de-nourriture-pour-les-ecoles.php

ESPAGNE : ... Novo Banco à vendre ... Banco Popular supprime 3000 emplois 

http://www.boursorama.com/actualites/le-patron-de-novo-banco-confiant-pour-le-processus-de-vente-98e1c7450416e5bd22e8f0f2dcee2440

http://www.romandie.com/news/Banco-Popular-va-supprimer-pres-20-de-son-effectif-pour-etre-plus-rentable/738032.rom

JAPON : ... la BOJ fait un geste envers les banques à cause des taux négatifs

http://www.boursorama.com/actualites/la-banque-du-japon-fait-un-geste-envers-les-banques-fb37660845e2123b7ab708182953975e

PORTUGAL : ... austérité

http://www.atlantico.fr/decryptage/aviez-deja-oublie-grece-attendez-peu-voir-portugal-dettes-banques-et-grand-ecart-que-coalition-au-pouvoir-devra-faire-pour-2827789.html

 

2. VERS UN NOUVEL ORDRE MONDIAL SOCIÉTAL

FRANCE : ... salaire net median 1743€

http://www.latribune.fr/economie/france/le-salaire-mensuel-net-median-dans-le-prive-atteint-1-783-euros-en-2014-600840.html

JUSTICE : ... la justice donne raison à Dexia gagne contre des communes

http://www.ouest-france.fr/economie/saint-cast-le-guildo-emprunts-toxiques-la-justice-donne-raison-dexia-4506557

 

 

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